mardi 27 mai 2014

La gangue des courtisans


Virez-les... Libérez-vous... Ecoutez-nous !
J'ai souvent émis des critiques abruptes et sévères sur l'évolution politique, sur l'évolution du comportement des élus actuels, sur leurs motivations et la conséquence de tout cela sur l'avenir de la démocratie en Belgique et en Europe.
À quel titre ?
Naturellement... Comme simple citoyen qui refuse de croire sans vérifier; comme homme de la rue qui regarde évoluer la société qui l'entoure; comme téléspectateur qui regarde et écoute les dirigeants belges et étrangers défendre leur point de vue et parfois les confronter ou plus souvent les juxtaposer; comme ancien syndicaliste qui a approché pendant quarante ans nos institutions locales, régionales et fédérales, qui a dans le même temps entendu et écouté les travailleurs des services publics; comme syndicaliste toujours qui a vu évoluer les connivences, s'installer les Cours et gardes prétoriennes aux cotés de nos dirigeants... qui a vu naître la gangue de l'isolement !
Depuis hier je suis plus convaincu encore que jouer le cactus est un devoir quand ceux qui devraient établir le dialogue ne se manifestent que pour vanter leur marchandise à la veille d'un scrutin et pour jouer les paons le lendemain de leur désaveu partiel ou total !

La France vit aujourd'hui une faillite politique sans précédent... Comme souvent les principaux concernés ne l'ont pas vu venir ! Ici en Wallonie, à Bruxelles, ouvrez donc vos yeux et écoutez, non pas votre attaché parlementaire ou votre conseiller en bla-bla mais votre crémière, votre boulanger, votre facteur, votre voisin, votre éboueur...Pour ne pas vivre cela en Belgique et en Europe, il est en effet primordial, urgent, indispensable que nos pratiques politiques changent, que nos élus reprennent le chemin qui croise non pas leurs courtisans intéressés mais l'homme de la rue, celui qui constitue le Peuple belge ! Virez ceux qui vous coupent du monde réel et qui n'ont pour but que d'assurer leur propre avenir. Descendez du piédestal où ils vous ont installés sinon un jour on le renversera comme on a renversé ceux de Staline, Pinochet et autres dirigeants moins typés mais qui croyaient que le peuple n'était qu'un ensemble de sujets manipulables avec quelques mesurettes et effets d'annonce payés à grands frais auprès d'amis spécialistes en bla-bla ! Cessez de vous prendre pour le club des Nobel de la politique ! Plus que jamais nous avons besoin d'hommes et de femmes d'Etat mais pas de notables ni de dames patronnesses !
Soyez vous-même, quittez vos habits de Cour, libérez-vous des parasites afin de rétablir la communication avec ceux dont vous mendiez le suffrage et que vos conseillers en communication vous font en fait oublier le lendemain des élections ! Dites ce que vous croyez bon et vrai plutôt que ce qui est partiellement faux ou tronqué mais plus séducteur !
Dans une certaine mesure les leaders syndicaux devraient se poser les mêmes questions... examiner leur entourage et leurs pratiques car là aussi une gangue s'est accumulée. Qu'eux aussi prennent leurs distances avec les "entourages", les faux "milieux bien informés"... qui les roulent dans la farine. Syndicalistes actifs retournez écouter les travailleurs... les sans-emplois... quittez vos bureaux de directeurs... vous éviterez que vos affiliés ne doivent un jour croire que les seuls en qui ils peuvent mettre un peu d'espoir sont les candidats des partis populistes et/ou d’extrême droite !
Redevenez les porte-parole de la population et non plus les marionnettes d'une discipline  de parti ou d'organisation qui n'est que destructrice.
Madame la Députée, Monsieur le Député, Monsieur le Président, Madame la Secrétaire générale, Mes ami(e)s... revenez vivre avec nous !

dimanche 20 avril 2014

Combien de temps...

...me reste-t-il sur cette vielle terre que ma génération a si copieusement maltraitée.
Combien de temps me reste-t-il donc ici pour mener à bien tous mes projets, toutes mes envies.
Combien de temps me reste-t-il pour apprécier l'engagement et la motivation des miens ?
Combien de temps me reste-t-il pour voir grandir mes petits-fils ? Combien de temps me reste-t-il à t'aimer.
Combien de temps me reste-t-il pour tendre la main ?
Combien de temps me reste-t-il pour demander pardon pour ce que je n'ai pas fait et que j'aurais dû faire et pour ce que j'ai fait et que je n'aurais pas dû faire !
Combien de temps me reste-t-il pour réparer ce que j'ai cassé.
Dis-moi toi qui sais car j'ai encore tant de choses à terminer !

lundi 23 décembre 2013

Joyeux Noël

A chacune de mes amies, à chacun de mes amis...
A vous tous citoyens des mondes Facebook, Twitter,...

Je vais comme vous franchir incessamment le seuil de la trêve des confiseurs... mais juste avant de le faire je tenais à vous souhaiter à toutes, à tous une excellente fête de Noël. Qu'elle soit pour chacune et chacun d'entre vous un véritable espace de bonheur et de paix partagée. Qu'elle apporte à ceux qui portent des responsabilités et détiennent un tantinet de pouvoir la détermination, l'énergie nécessaires pour forcer le destin en instaurant plus de justice et de solidarité dans ce monde, ce monde que nous léguerons à nos enfants ! N'oublions pas que nous vivons dans un pays où un bébé sur quatre vit actuellement sous le seuil de pauvreté.
Nous ne vivons donc pas tous la fête de Noël de la même manière mais nous pouvons, nous les privilégiés de la vie, par un geste, une attitude rendre cette fête et la vie de tous les jours plus douce à ceux qui n'ont pas eu notre chance ou n'ont pas pu la saisir. Si je me souviens bien, c'est ça aussi... Noël !

Dans cet esprit... que la trêve commence !

dimanche 24 novembre 2013

Avance... sans te retourner !

Droit devant !
Qui que tu sois avance... avance sans te retourner car derrière tu ne pourrais voir que ce que tu connais, que ce que tu as parcouru comme chemin et qui ne te sers plus à rien aujourd'hui sinon pour rebondir une fois encore.
Tu es le seul à réellement (re)connaître la longueur du chemin parcouru, chaque méandre négocié, la fatigue de ces nombreux pas, les sacrifices consentis pour les parcourir, les chutes, les victoires remportées, les acquis assemblés mais aussi les quolibets entendus, susurrés par quelques prétendus amis rencontrés au cours de l'une ou l'autre étape. Ces amis qui te regardaient passer... confortablement assis à la terrasse de ce bistrot qui leur servait de bureau, d'atelier, de tribune quand ça n'était pas de logement.
Ne te retourne pas... ne te retourne plus. A quoi bon ? 
Tes amis tu sais que sur le chemin que tu parcours encore aujourd'hui, sur ce chemin que tu parcourras encore demain... ils seront toujours là. Ces vrais amis, tes compagnons de luttes, ceux qui avec toi ont réellement mouillé leur chemise, ceux qui avec toi ont osé dénoncer les injustices, ceux-là ils seront à tes côtés jusqu'à ton dernier souffle !
Sois donc là pour eux aussi... Brise les silences et les tabous... Aide-les à résister... Fais respecter leur dignité... Ne les abandonne pas aux charlatans et aux charognards...
La crise on ne la vaincra qu'ensemble... forts, unis et non en étant divisés, affaiblis plus encore par nos différences.


jeudi 14 mars 2013

La fumée qui réveille les vieux démons :



Pourquoi un tel déchaînement ?


J'ai été sidéré d'assister ce mercredi soir, sur les réseaux sociaux, au réveil des discours que je croyais dépassés depuis longtemps. Depuis l'annonce du départ de Benoit XVI toutefois on découvrait déjà les prémices de l'attaque en règle.
Y-a-t'il prochainement des élections dans les Loges maçonniques ou dans certains partis qui obligeraient certaines personnalités que je croyais intelligentes, réfléchies et justes à se transformer en leaders anticléricaux primaires, virulents et volontairement méchants ? Ils ignorent sans doute que de la sorte ils blessent ou au moins interpellent une partie de leurs propres électeurs.
Ce soir ces chantres habituels des Droits de l'Homme, de la présomption d'innocence ont, quelques minutes après son élection, condamné immédiatement un pape que la population argentine dit proche des pauvres.
Serait-ce cela qui les dérange ? Peur que le Pape François fasse avec la pauvreté ce que Jean-Paul II a réservé comme sort au bloc de l'Est.
S'il n'avait que cette qualité là ça nous changerait déjà un peu des partis politiques qui gouvernent ce pays, cette Europe et qui nourrissent, hébergent les intolérants qui étaient tellement en verve ce soir.
Ce qui est étonnant c'est qu'en période pré-électorale ces Haut de gamme de la politique sont les premiers à flatter, rechercher dans nos milieux ce qu'ils appellent les "candidats d'ouverture" afin de pouvoir ratisser plus largement !

Ce déchaînement laïc je le croyais impossible dans une société où les vrais problèmes touchent en profondeur des pauvres... laïcs, chrétiens, musulmans,... et les privent de l'essentiel sans que le gouvernement n'accepte d'aller chercher l'argent là où il est pour mieux le répartir.

Ceux qui sans preuve accusaient hier le nouveau Pape d'avoir pactisé avec la dictature doivent commencer par se regarder dans la glace en se posant la question de savoir si ceux avec qui ils pactisent tous les jours sont plus respectables !
Franchement je vous l'assure, j'ai été heureux d'arriver à la fin de ma carrière pour ne plus devoir côtoyer ce monde, assez restreint je le reconnais, donneur de leçon et composé de la crème des faux-culs !
Aujourd'hui c'est eux qui distribuent l'opium aux pauvres par des promesses jamais tenues !

vendredi 1 mars 2013

Caterpillar, Ford, Arcelor,...



Manifestation-promenade à Strasbourg

...les années chamallow...

Patron de Caterpillar, Ford, Arcelor... aujourd'hui je ferais comme eux !
C'est le moment de faire les restructurations douloureuses dans ce pays où toute résistance est faible... 
Les gouvernements, les partis politiques passent leur temps à se gargariser à l'extrait d'autosatisfaction et à se positionner pour les prochaines élections...  ils sont toujours divisés par des questions communautaires dont ils sont les initiateurs  et qui n'amusent qu'eux-mêmes ! Task-force, commission, bureaux d'étude... bla-bla, cinéma que tout cela !

Quant aux syndicats ils mènent des actions indolores qui ne font peur à personne.A Bruxelles chaque jour la question que les habitués se posent n'est pas "Y a-t-il une manifestation aujourd'hui ?" mais "Qui manifeste aujourd'hui ?"
Des micro-manifestations inodores, invisibles, corporatistes et démobilisatrices qui ne servent que l’ego de nombrilistes !

Oui c'est l'Europe... qui ne fait pas son travail !
Oui c'est l'Europe... qui privilégie le Capital !
Oui c'est l'Europe... qui n'a rien de social !

Mais qui est l'Europe ?

Qui élit les parlementaires européens ? Vous et moi ! Pour qui voterons-nous en 2014 ? Si c'est pour les mêmes taisons-nous, rangeons nos pleurs et nos mouchoirs !
Qui désigne les Commissaires européens si ce n'est le gouvernement national de chacun des pays membres... oui c'est le Gouvernement fédéral belge qui, dans le cadre des négociations inter-partis sur la répartition des influences, décide qui on enverra siéger au Berlaymont ! Un bâton de maréchal pour certains, un éloignement salutaire du pays pour un gêneur dans d'autres cas ! Un rouge, un bleu, un orange,... et ainsi de suite !

Qui dirige l'Europe ? 
En principe le trio constitué par le Conseil (Présidé par notre illustre flamingant de Herman Van Rompuy), la Commission (Présidée par le Portugais Barroso) et le Parlement (Présidé par l'Allemand Martin Schulz)
En réalité, comme souvent, ce n'est pas là que se prennent les décisions mais dans les couloirs après que chacun ait reçu son lot de lobbyistes qui tissent leurs toiles dans tous les milieux d'influences. C'est le Capital, les possédants disaient-on hier, qui dirigent la manoeuvre.

Il n'y aura de véritable Europe des peuples, d'Europe de liberté, d'Europe humaine que lorsque l'Europe sera sociale ! Une Europe où les peuples ne seront plus des concurrents mais les éléments d'une force réelle.

Seul le syndicat possède la capacité d'établir le rapport de force nécessaire mais jusqu'à présent il ne l'a pas fait... Je crains que l'absence d'émulation liée à la reconnaissance d'une seule  organisation syndicale au niveau européen n'empêche les travailleurs de jouer leur rôle dans la construction de cette Europe pour tous que depuis des années nous disons vouloir.

Des travailleurs aujourd'hui à Genk, à Liège et à Gosselies paient cet engourdissement de la gauche. Si le réveil n'est pas rapide d'autres victimes sont à prévoir... dans une Europe où nous aurons perdu en quelques années ce que nos aïeux ont mis des dizaines d'années à conquérir...

Oui il y a vraiment trop longtemps que nous nous comportons en chamallow...





samedi 15 septembre 2012

Complicité


Il y aura bientôt 20 ans...




... qu'ont été entamées les négociations de la "RGB" comme on appelle communément les statuts actuels du personnel des Pouvoirs locaux en Wallonie. Remise à plat des échelles barémiques, des conditions de recrutement et de promotion. Mise en place d'une stratégie de formation du personnel par la création du CRF (Conseil régional de la Formation). L'ensemble visant une harmonisation des règles applicable à tout le personnel en Wallonie et une modernisation de ces administrations locales et provinciales (Communes, CPAS, intercommunales et Provinces). Le monde ne s'est pas fait en un jour, l'application de la RGB non plus...



Alors pourquoi ces fraises ?

Parce que c'est à Wépion que les quatre principaux négociateurs de cette réforme se sont retrouvés ce vendredi des fêtes de Wallonie mais la table n'était plus une table de négociation mais un lieu de partage... d'anecdotes, de confidences, de bons et moins bons souvenirs mais qui tous aujourd'hui n'engendraient que rires ou sourires ! Les acteurs hier réunis n'envisagent toutefois pas d'en faire un film... la présence de Benoît Poelvoorde dans le même lieu de convivialité n'était que purement fortuite !


Une conclusion ?
On peut être d'idéologies différentes...On peut avoir été des concurrents, des adversaires... et avoir plaisir à se retrouver parce ce que dans des moments de tension on avait pu s'apprécier, se respecter ! 

Oui on peut parfois trouver plus de plaisir avec d'anciens "adversaires" institutionnels qu'avec d'anciens collègues... oui c'est sans doute une question de respect !